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Il faut envisager plusieurs étymologies. Le mot soul, qui forme la première syllabe de Soulac signifie « paille » en celtique.
Du temps du poète Ausone, au IV siècle, les maisons de ce pays étaient couverte de paille. Même la somptueuse villa Domnoteus, résidence de Théon (riche gallo-romain ami d'Ausone), était couverte de roseaux comme toutes les maisons de Soulac de l'époque.
Une seconde étymologie proche de la légende de sainte Véronique fait allusion au mot "Solumbac", le lait de la Sainte Vierge. Il s'agirait d'une relique placée par sainte Véronique dans une chapelle située peut-être à Soulac. Il est certain que l'on vénère toujours à Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres un autel de sainte Véronique sur lequel on prêtait serment pour attester la vérité des faits de quelque importance.
C'est peut-être enfin du mot basque "soloac", ville de la plaine, que Soulac tire son origine. Soulac, sans doute l'ancien Noviamagus gallo-romain englouti par l'océan vers l'an 580, était une ville considérable du temps de la domination romaine.
Son port, fréquenté par tous les Aquitains, Santons, Bituriges, Médulés..., recevait des marchandises précieuses d'Angleterre et de Phénicie. (On a trouvé en 1740 sur le territoire de la commune un trésor composé d'une grande quantité de monnaies et de médailles romaines d'argent.)
Vers le VIè siècle, la cité romaine disparut sous l'océan.
Aujourd'hui, par très beau temps, et lors d'une marée très basse, on peut reconnaître des pierres et des pans de muraille écroulés, qui sont sans doute l'enceinte de cette antique cité de Novia |