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  • Notre patrimoine
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  • Basilique Notre Dame de la Fin des Terres
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  • Le phare de Cordouan
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  • La première station balnéaire

    Notre patrimoine


    De nombreux sites sont à visiter en Médoc, voici l'histoire des plus remarquables...


    Le phare de Cordouan


    A cette époque, l'île de Cordouan, qui était d'une superficie plus étendue que l'îlot actuel, offrait quelques ressources. Trois moines cisterciens s'y étaient établis en 1088 pour y vivre en ermites et desservir une chapelle très fréquentée, dédiée à la Sainte Vierge.

    Pendant la nuit, ils entretenaient également un feu qui guidaient les navires.
    Cependant, les moines, ne pouvant se maintenir longtemps dans l'île (sur laquelle une tour semble avoir été élevée), se réfugièrent sur la terre ferme où ils fondèrent, en 1092, une chapelle dédiée à Saint Nicolas.
    C'est au début du XIVe siècle que les bâtiments du monastère de Saint-Nicolas-de-Grave furent recouverts par les sables et que le chenal des Huttes qui séparait l'île d‘ ANTROS de la terre ferme fut comblé.


    En 1348, Édouard, prince de Galles (dit le "Prince Noir"), prit sous sa protection plusieurs monastères d'Aquitaine. Sur son ordre fut construite une tour sur l'îlot de Cordouan. La tour menaçant ruine, Henri III commande à Louis de FOIX en 1582 d'entreprendre sa reconstruction. Les travaux commencèrent en 1584 pour s'achever en 1611, après sa mort survenue en 1606. Sous Louis XIV, Colbert ordonne de nombreux travaux de restauration. En 1782, le feu à charbon est remplacé par des lampes à huile. L'ingénieur TEULENE, architecte de la ville de BORDEAUX, propose de réaliser la surélévation de la tour dans sa forme actuelle.


    Au XIXème siècle, fut mise en place la lentille de l'ingénieur Fresnel. Il est bien certain qu'un tel monument, d'une aussi grande beauté en plein océan, donne à penser que Louis de FOIX a voulu laisser pour les siècles à venir le témoignage de l'époque des grands bâtisseurs. Classé monument historique en 1862 en même temps que Notre-Dame de Paris, le phare de Cordouan est ouvert à la visite. Le service des Phares et Balises assure son entretien.


    Dans la chapelle, au deuxième étage du phare, quatre beaux vitraux datant de 1853 figurent Sainte-Sophie, Sainte-Anne, Saint-Michel et Saint-Pétrus. Ils diffusent une lumière appropriée sur des murailles peintes de couleurs chatoyantes. Au dessus des vitraux sont sculptés les monogrammes de deux énormes coquillages. L'autel de marbre blanc subsiste encore et répand autour de lui l'austérité d'un lieu saint.


    De forme circulaire, pavée de marbre aux mosaïques étudiées avec le plus grand soin et décorée de pilastres corinthiens et d'élégantes sculptures, la chapelle possède une coupole où domine le bleu ciel du plus grandiose effet. Une petite porte ouvrant sur l'escalier à vis, à hauteur de la naissance de la coupole, donne accès à la deuxième galerie circulaire extérieure. Avec l'association pour la sauvegarde du Phare de Cordouan, quelques baptêmes et messes y furent célébrés. Un pèlerinage, créé en 1997 au cours duquel la statue de Notre-Dame de Cordouan y fut portée à dos d'homme, a lieu tous les ans en juillet.


    Basilique Notre Dame de la Fin des Terres


    Au début du XIIe siècle, la construction de l'église de Soulac commença, à proximité de l'oratoire construit au VIe siècle par l'archevêque de Bordeaux, Léonce. A la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle, Soulac, étant devenu une agglomération notable forte de vingt rues, la basilique et le prieuré furent menacés par l'avancée des sables. L'ensablement des alentours de la basilique entraîna alors une remontée des nappes phréatiques. La nef fut ainsi comblée et le niveau du sol relevé de plus de 3 métres. La porte d'entrée actuelle fut créée à cette époque. A partir du XVe siècle, devant l'invasion constante des sables, les habitants se retirèrent progressivement dans l'arrière pays, puis entre les dunes et les marais. C'est ainsi qu'ils décidèrent de reconstruire leur église au lieu dénommé encore aujourd'hui le "Jeune Soulac" en 1745, le "vieux Soulac" ayant alors totalement disparu sous les sables.


    Les travaux de désensablement et de restauration de Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres furent décidés dès septembre 1858 et commencèrent en 1859. C'est l'architecte Charles DURAND qui fut chargé des travaux de restauration. Mais l'église ne fut jamais totalement libérée de son entrave minérale car les fondations des murs latéraux en eussent été fragilisées. Cette décision explique la différence de niveau du sol intérieur, lui-même relevé de près de 3 m, par rapport au sol initial.


    La première station balnéaire


    Dès leur origine, les bains de mer furent encouragés par la prescription médicale.

    Dès 1769, les vertus de l'immersion dans l'eau froide avaient été justifiées sur le plan thérapeutique par l'Académie de Bordeaux. La cure se composait généralement d'une série de trente à quarante bains, pris en fin d'après midi, après la digestion ; ils ne devaient pas excéder une demi-heure.

    L'organisation des villes d'eaux et des stations balnéaires fut largement ouverte à de nombreuses formes d'expérimentation tant urbaines qu'architecturales. Il fallut attendre le XIXe siècle pour voir se développer un véritable urbanisme touristique, fortement structuré à partir de la promenade marine et du casino.

    A début du XXe siècle, la pratique des bains de mer évolue. La plage, véritable institut de soins pour le corps, s'ouvre au sport, à la détente et aux plaisirs.
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    C'est à la faveur d'une première concession du domaine de l‘ Etat, en 1849, qu'un hôtelier de LESPARRE, Antoine TROUCHE allait devenir l'un des fondateurs de la station balnéaire de Soulac Sur Mer. Dès 1854, il créa sur le terrain nouvellement acquis, en bordure du domaine forestier, le premier établissement de bains de la cité. Devant le succès de ce premier lotissement, de nombreuses demandes pour la construction de bains publics ou de villas avec enclos furent déposées à la Préfecture. La station de Soulac Sur Mer était née ; sous l'appellation de Bains des Olives (du nom de la Plage), elle allait se développer rapidement, en à peine plus de trente années. Très tôt, en plus de la qualité de l'eau, les plus éminents médecins vantèrent l'exceptionnelle qualité de l'air de Soulac.


    © PH-A.R