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Marcel PORTIER, propriétaire, succède à Gabriel
LIBRON en 1934. Comme son prédécesseur, c’est un
maire paysan.
Il ne se passera rien de très particulier jusqu’à la
déclaration de guerre en septembre 1939.
Toute la vie du village était centrée autour des travaux
des champs, de la vigne (très présente à cette
époque) de l’industrie du pin maritime, et de l’élevage
des bestiaux.
On y trouvait tout un artisanat : DEBIDAS le forgeron,
PIVOTEAU le charron, Elie BERTON le charpentier,
les épiceries Fanély BERTON à Videau, Adélaïde MAURIN aux Eyres, Marthe PIVOTEAU au bourg de Grayan, … les marchands ambulants comme " Petite Lole ", marchand de peaux de lapins
et de " gueilles ".
On ne parle pas encore de tourisme chez nous, mais
on notera la présence de la colonie de l’Union
Bordelaise des Patronnages Scolaires et Laïques appelée
aussi " Léonce JUGLA " du nom de ses fondateurs
en 1904.
Située au bourg de Grayan, elle occupait l’emplacement actuel de la mairie et des ateliers municipaux.
Elle accueillait aux vacances scolaires d’été des enfants bordelais et on y employait des gens du village à la cuisine, au réfectoire, à la lessive ainsi que
pour les conduire en charrette à cheval à la mer ou dans la forêt.
Au milieu des champs se trouvait encore le Moulin de Daugagnan. Le chemin du Moulin de Daugagnan perpétue le souvenir de cet édifice qui fut démoli en 1937, acheté par la commune par Monsieur Raymond PIC dans le but d’en extraire la pierre pour l’entretien des chemins vicinaux.
Ainsi disparut le dernier des trois moulins à vent de notre village.
Marcel PORTIER maire de la commune, fut révoqué en 1941 par le régime de Vichy qui instituait la mise en place de délégations spéciales en lieu et
place des Conseils Municipaux.
(suite au prochain Bulletin Municipal de juillet 2007) |